Passion textile

Qui sommes nous

La passion du textile

Christine Browaeys, Ingénieur texturgiste :

J’ai toujours été passionnée de textiles, sans doute à cause de mes origines familiales dans le Nord de la France, là où mes grands pères avaient été industriels dans cette filière alors florissante. Forte d'une longue expérience et d'une expertise dans le domaine des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), secteur qui a révolutionné les modes de vie et créé de nouveaux usages, j’ai rejoint un autre secteur d’innovation, celui des matériaux textiles techniques ou fonctionnels. Ce marché est excessivement fragmenté, souvent peu visible. Un fil d'Ariane est nécessaire, et ma compétence d’architecte de systèmes d’information s'avère être un atout précieux.

Biographie de Christine Browaeys sur le site de Futura Sciences

 

La fibre textile, une hérédité

Un peu d'histoire

Teintures & Apprêts Browaeys - deGeyter.

 En juin 1842, Jean-Baptiste Browaeys fonde une usine de teinturerie de laine et de coton à Roubaix. L’eau étant nécessaire à son fonctionnement, c’est le long de l’un des « riez », le Trichon, que s’implante l’entreprise. En 1847, J.B. Browaeys épouse Nathalie Degeyter, et l’enseigne prend le nom de Browaeys - Degeyter.

A partir de 1874, sous l’impulsion de Jean et Edmond Browaeys, commencèrent études et essais pour le développement de la teinture sur pièces, avec la transformation de tout le matériel industriel .

Grâce à cet esprit précurseur, l’entreprise sera florissante jusqu’au début du XXème siècle, mais la remise en route de l’usine fût difficile après la guerre de 1914-18, et la crise de 1929 affaiblit encore plus les bénéfices. L’activité s’arrêtera définitivement après la deuxième guerre mondiale.

 

La filière textile autrefois

Saillans, autrefois cité textile de la Drôme

Du XVIIème au XIXème siècle, l’activité manufacturière textile se développe à Saillans, et l’on y travaille la laine cardée, puis la soie. Toute la chaîne de fabrication textile est mise en oeuvre sur place, avec le moulinage, la filature et le tissage. Le bourg de Saillans produit même de la soie à la magnanerie où des cocons sont élevés, et des mûriers plantés pour nourrir les vers à soie.

Installée sur les bords de la Drôme, l’usine suisse Naef - Société des Tissages et Soieries - y a longtemps été florissante, avant de fermer définitivement en 1968. Il y avait aussi une activité de teinture avec l’usine de l’ingénieur chimiste Martial Algoud, à l’embouchure du Contècle sur la Drôme.

Voir le Musée des Berthalais - Musée Agricole, Industriel et Artisanal (Crest, Gervanne, Sye)

 

La laine dans tous ses états

C’est un vrai plaisir que de découvrir la richesse de cette matière vivante, souvent imitée, rarement égalée, source d’inspiration pour de véritables œuvres d'art textile. Il existe des dizaines de toisons et laines brutes venues des 4 coins d'Europe, et destinées à des utilisations fort diverses au vu de leurs textures particulières : vêtement, tapis, couverture, literie, isolant, objet décoratif ... Le feutre est un non tissé de laine utilisé depuis la nuit des temps dans des domaines d'application variés, à commencer par l'habitation.

L'exposition « Laines d’Europe, toisons, moutons, créations », s'est tenue au Musée de Gap, du 1er juillet au 25 septembre 2011

 

La mode du drapé dans l’antiquité grecque : le textile prend vie

 A partir du VIIème siècle avant J.C., la mode est au drapé, et les Grecs en font leur manière d’être habillés.

La qualité du tissu fait la beauté du vêtement : finesse, souplesse, couleur, et bien sûr,  jeu du tissage. C’est le corps qui habite l’étoffe et, une fois qu’elle est ajustée, voici que le vêtement prend forme par l’arrangement des plis et du drapé, et qu’il prend vie au fil des mouvements, par le jeu changeant de l’ombre et de la lumière.

 

Trintanelle, trantanel

bouquet de trintanelles

Nommée par les anglophones « flaxed-leaved daphne », cette plante est originaire d’Asie Mineure, dans la région de Gnide, une ville antique située en face de l’île de Chio, d'où son nom daphne gnidium.

Le languedocien trantanel désigne la passerine des teinturiers qui fournit une couleur jaune. Ce mot  est passé dans la langue nationale ("languedocien trantanel m. passerina tinctoria" - 1674, Littré).